Surpeuplement carcéral, conditions de détention inhumaines, bavures policières, détenus mineurs, etc.
"Que les observateurs se le tiennent pour dit que cette nouvelle organisation de défense de droits de l'homme ne constitue nullement une Ligue parallèle, encore moins une scission de l'Organisation nationale des droits de l'homme (Ondh)".
La précision est de l'ancien président de l'Ondh, Me Assane Dioma Ndiaye qui s'exprimait sur la Ligue sénégalaise des droits humains qui vient d'être portée sur les fonts baptismaux. Il s'agit, selon le 'droit de l'hommiste', d'un nouvel organisme de défense des droits de l'homme qui vient 'apporter un plus à l'action des Organisations non gouvernementales déjà présentes sur le terrain'.
La Ligue sénégalaise des droits humains qui vient enrichir le paysage des organisations spécialisées dans la défense et la promotion des droits de l'homme, est ainsi mise sur pied par un comité d'initiative, composé d'avocats, avec notamment Assane Dioma Ndiaye, Yaré Fall, Abdallah Diarra, Ramatoulaye Bâ, Fatima Sall, entre autres.
Des magistrats et autres experts en droit de l'homme figurent aussi sur la liste des membres fondateurs de la nouvelle organisation.
Se prononçant sur les objectifs de la Ligue sénégalaise des droits humains, la chargé de communication, Me Fatima Sall, soutient que la Ligue compte s'engager pleinement dans les domaines de l'assistance juridique et judiciaire en faveur des citoyens démunis ; l'éradication de la torture et des violations des droits humains qui va se traduire par la formation des forces de l'ordre tels que les policiers, les gendarmes et les agents de l'administration pénitentiaire.
Les détenus mineurs ne sont pas en reste dans le programme prévu par la Ligue sénégalaise des droits de l'homme, en vue de faciliter leur séjour carcéral et leur bonne réinsertion sociale, une fois que ces derniers sont libérés des mailles de la justice.
Ainsi, la lutte contre le surpeuplement carcéral, les conditions de détention inhumaines, de même que les bavures policières lors de garde-à-vue préoccupent à plus d'un titre les initiateurs de ce nouvel organisme de défense des droits de l'homme. Aujourd'hui, la Ligue sénégalaise des droits humains se fixe comme credo le bénévolat et le désintéressement.
Pape Ndiaye