20e jour de diète pour Souleymane Diouf ‘Farah’ : la Ligue sénégalaise des droits humains sonne l’alerte

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Au vingtième jour de sa grève de la faim, entamée pour réclamer à Farba Senghor les 30 millions de francs Cfa que la justice sénégalaise lui a octroyés, Souleymane Diouf ‘Farah’ n’est toujours pas rétabli dans ses droits. Une situation fortement décriée aujourd’hui par la Ligue sénégalaise des droits humains qui en appelle aux autorités, pour que l’on ne dépasse pas les limites de l’admissible.


L’affaire Souleymane Diouf ‘Farah’ préoccupe à plus d’un titre les organisations chargées de la promotion et de la défense des droits de l’homme au Sénégal, avec notamment la Ligue sénégalaise des droits humains. Ainsi, par le biais de son coordonnateur, Me Assane Dioma Ndiaye, l’organisation exprime ses "vives préoccupations devant l’image dégradante et indignante qu’offre la situation de Souleymane Diouf dit Farah sous les arbres de la Place de l’indépendance".

 

L’artiste Souleymane Diouf ‘Farah’ en est aujourd’hui à son vingtième jour de grève de la faim entamée depuis le début de ce mois, pour réclamer ses droits d’auteur qui se chiffre à 30 millions de francs Cfa, à l’ancien ministre Farba Senghor. Ce dernier a été condamné par la justice sénégalaise à lui payer cette enveloppe financière, pour "violation de droit d’auteur".

 

Farba Senghor avait dupliqué et distribué le single chanté à l’honneur du président de la République, lors de la campagne électorale de 2007, dans les meetings tenus par le Parti démocratique sénégalaise (Pds). Mais l’auteur de la chanson ne va jamais bénéficier des retombées du single dupliqué par le célèbre producteur de cassettes du marché Sandaga, Talla Diagne, sous les ordres du chargé de la propagande du Pds.

 

Toutes choses qui font que la Ligue sénégalaise des droits humains condamne, particulièrement, l’’indifférence des autorités de la République face à une telle situation alors et surtout que Souleymane Diouf dit Farah, qui refuse de s’alimenter depuis 19 jours, ne demande que l’assistance des forces régaliennes pour l’exécution forcée d’une décision de justice devenue définitive’.

 

En, outre, l’huissier chargé d’exécuter la décision de justice a rencontré d’énormes difficultés pour procéder à la saisie des biens matériels de Farba Senghor qui refuse de payer les 30 millions. Lesquelles difficultés se sont manifestées par le refus de la police de prêter main forte à l’huissier, pour l’exécution de la décision de justice qui condamne Farba Senghor. Une situation fortement déplorée par les "droits de l’hommiste" qui ralle les principes sacro-saints qui doivent prévaloir dans un Etat de droit digne de ce nom : "L’attitude de Monsieur Farba Senghor constitue un nouveau précédent dangereux et pose une nouvelle fois le problème de l’impunité dans notre pays et de la crédibilité de la justice sénégalaise. La Ligue sénégalaise des droits humains rappelle que force doit rester à la loi en toutes circonstances en République et qu’il ne peut pas y avoir de citoyens au-dessus de la loi".

 

Pour l’heure, Souleymane Diouf ‘Farah’ continue toujours d’observer sa période de pénitence à la Place de l’indépendance. Un mouvement d’humeur qu’il ne compte abandonner jusqu’à obtention d’une satisfaction totale de sa doléance ; même si mort devrait s’en suivre. Les nombreuses interventions des organisations des droits humains n’ont pas eu les résultats escomptés, pour celui dont la santé se fragilise de jour en jour.

 

Pape NDiaye

 

Source : Walfadjri

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Publié dans Droits humains

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