Condamnation des casseurs de Vélingara : Me Assane Dioma Ndiaye fustige la lourdeur des peines
Le président de l’Organisation nationale des droits de l’homme du Sénégal (Ondh), Me Assane Dioma Ndiaye, fustige la lourdeur des peines prononcées par le Tribunal correctionnel de Kolda à l’encontre des jeunes casseurs de Vélingara. Il compte soutenir ces derniers en renforçant le pool d’avocats qui va les défendre devant la Cour d’appel de Dakar.
Le président de l’Organisation nationale des droits de l’homme du Sénégal (Ondh) n’est pas du tout content des peines infligées aux jeunes casseurs de Vélingara. Me Assane Dioma Ndiaye, qui se dit surpris de la lourdeur des peines, déplore surtout l’écart qu’il y a eu entre les réquisitions du Parquet et les peines prononcées par le juge. Selon Me Ndiaye, il y avait une dynamique d’apaisement de la part du ministère public, ce qui ne s’est pas répercuté sur les peines. «On pensait qu’on pouvait avoir à la suite du réquisitoire du Parquet des peines d’apaisement, mais le juge en a décidé autrement», soutient-il. Pour Me Assane Dioma Ndiaye, le juge s’est rebellé contre les réquisitions du ministère public, qui «n’a pas requis des peines à la hauteur des poursuites». «Il y a une réaction de désapprobation de la part du juge à l’égard du Parquet. A l’avenir, le ministère public doit moduler ses réquisitions», dit-il.
Là où le Parquet avait requis 2 mois de prison ferme, le Tribunal correctionnel de Kolda a prononcé des peines allant d’un à trois ans ferme pour 27 des 35 prévenus. Seulement, le président de l’Ondh compte mener une bataille pour aider les jeunes casseurs à recouvrer la liberté. «Nous regrettons les débordements et condamnons les actes mais les peines sont très lourdes. J’ai déjà reçu mandat au niveau de l’Ondh pour interjeter appel. Nous allons renforcer l’équipe de défense et nous espérons que le dossier sera rapidement transmis à la Cour d’appel de Dakar», ajoute-t-il.
Il faut rappeler que sur les 35 jeunes casseurs, 8 ont été relaxés au bénéfice du doute, 3 condamnés à un an de prison, un à un mois d’emprisonnement ferme et 23 autres ont pris 3 ans ferme.
Mamadou Diallo
Source : www.lequotidien.sn