Me Assane Dioma Ndiaye relève trois paramètres

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dioma_01.jpgLa torture est considérée comme un crime par le droit pénal et le droit international. Et la convention 84, oblige le Sénégal, non seulement d’interdire tout acte de torture sur son territoire mais d’ouvrir une enquête en cas d’allégation. Simplement en cas d’allégation

 

“Si nous avions des cas avéré comme les cas d’Abdoulaye Wade Yinghou, de Modou Bakhoum, d’Abdoulaye Dia entre autres, et qu’on ne note aucune volonté judiciaire, il y a problème. C’est pourquoi, je confirme qu’à ce jour du 15 septembre 2010, pour tous ces cas dans lesquels je me suis impliqué, je n’ai pas noté un seul début de solution judiciaire“, fait remarquer l’avocat.

 

A propos du blocage, Maître Assane Dioma Ndiaye le situe à trois niveaux. D’abord, au niveau politique. Ensuite cette volonté manifeste de protéger un corps pour des raisons qui leur sont propres. Et enfin, certainement un déficit de formation en droits humains de ces enquêteurs qui pensent que le fait de mener une enquête, c’est automatiquement obtenir des résultats.

 

Or, le rôle de l’officier de police n’est pas forcement d’avoir des aveux. On peut faire des enquêtes sans tenir compte des déclarations de la personne mise en cause. Mais, si dans l’affaire de Dominique Lopy, il faut forcément que la personne avoue qu’elle est le voleur, dans l’affaire Modou Bakhoum, il faut lui faire dire où il cache le supposé chanvre Indien et s’il ne le fait pas il faut le torturer. Donc il y a ce triple paramètre qu’il faut prendre en compte : l’absence de volonté politique, une volonté réelle de protection des forces de l’ordre, et le déficit de formation des forces de l’ordre Sénégalaise.

 

Aissatou Doucouré

 

Source : SenegalActu

http://senegal-actu.com/senegal/me-assane-dioma-ndiaye-releve-trois-parametres-17.html

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